Alors que l’e-commerce mondial bat chaque année de nouveaux records, le métier d’e-retail manager a le vent en poupe. Expert du e-commerce, l’e-retail manager développe les ventes d’une marque sur internet. Mais contrairement au e-commerce manager, il le fait sur des sites marchands tiers et des marketplaces, et non sur un site internet en propre.

Pour en apprendre plus sur ce métier en essor, nous avons interviewé Sebastien Roland, qui exerce ce métier depuis plusieurs années.

 

Qu’est-ce qu’un e-retail manager ?

Le e-retail manager est un responsable commercial. Il est chargé de développer le chiffre d’affaire d’une marque sur internet. Contrairement au e-commerce manager qui s’occupe uniquement du site marchand de la marque, il travaille avec des sites marchands tiers (pure players), et des marketplaces.

Quelles sont les missions du e-retail manager ?

Le e-retail manager a de nombreuses missions :

  • Assortiment : définir quels produits seront distribués en ligne et par quels revendeurs. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes qu’en boutique physique.
  • Prix : il fixe les prix de vente B2B qui seront pratiqués avec les partenaires, en fonction des volumes, de la logistique et des efforts de chaque site en trade marketing.
  • Contenus produits : il s’assure que tous les revendeurs aient bien accès et utilisent les contenus de marque (caractéristiques produits, visuels, descriptions…).
  • Tête de gondole digitale : il définit un budget et un calendrier d’animation commerciale avec chaque revendeur.
  • Gestion des marketplaces (Amazon, Cdiscount…) : il s’agit de gérer les ventes sur chaque plateforme en tenant compte de ses spécificités.
  • Annonces sponsorisées : selon les priorités commerciales, il pilote la mise en place de campagnes d’annonce afin d’augmenter de façon ciblée les ventes de certains produits.

Le e-retail manager échange avec tous les départements de l’entreprise : marketing produit, logistique, juridique et communication.

Quelles entreprises ont besoin d’un e-retail manager ?

Toutes les entreprises qui souhaitent vendre sur internet sans se limiter à un site en propre ont besoin d’un e-retail manager. Selon le nombre de produits, de revendeurs et de marketplace à gérer, l’équipe e-retial peut comprendre plusieurs personnes.

Qu’est-ce qui fait un bon e-retail manager ?

Il est avant tout passioné par le digital. Il doit maîtriser les bases du marketing digital : SEO, acquisition payante, gestion de projets. L’agence de communication est souvent une bonne école pour ce métier.

Il faut également être analytique et à l’aise avec les chiffres : il s’agit d’un métier commercial avec des objectifs à atteindre. L’e-retail manager doit comprendre l’impact de ses actions sur le chiffre d’affaires et savoir faire parler les chiffres.

Enfin, comme dans tout métier commercial, il faut être doté d’un bon relationnel pour maintenir d’excellents rapports avec tous les partenaires.

Qu’est-ce qui est le plus difficile dans ce métier ?

En interne, il faut savoir fédérer. Dans beaucoup d’entreprises, les ventes en ligne sont une nouveauté et ne sont pas la priorité des autres équipes.

En externe, il faut avoir les yeux partout : l’e-retail manager est garant de l’image de sa marque sur des sites qu’il ne contrôle pas. Il faut surveiller en permanence l’état des stocks, des prix, des avis clients et des contenus utilisés.

De quels outils l’e-retail manager a-t-il besoin ?

Pour avoir des yeux partout, des outils adéquat comme BlueBoard sont nécessaires. Ils permettent au e-retail manager d’avoir une vue d’ensemble de son réseau de distribution. Il est en effet très difficile d’obtenir des données consolidées sur l’état des stocks, des prix, etc.

Grâce à ces outils e-retail, il est possible de réagir efficacement et rapidement afin de maximiser ses ventes et de protéger son image de marque sans consacrer plusieurs heures par jour à des vérifications manuelles.

Quelles évolutions sont possibles ?

Plusieurs évolutions de carrière peuvent être envisagées. D’abord par la croissance de l’équipe e-retail, qui devra nécessairement accompagner la croissance du réseau de distribution et des lancements à l’international.

Ensuite, il est possible de reprendre la main sur l’ensemble de l’e-business : e-commerce et e-retail.

 

Merci à Sebastien Roland pour sa participation.